Sonnets intimes et Poèmes inédits, 1925· Première partie
A madame la princesse Mathilde
Sous le ciel de Florence,‖ alors qu’on pouvait voirAux bleus décamérons‖ les étoiles sourire,Et devant quelque Reine‖ aimable de la lyre,Vêtus du long camail,‖ les Poètes s’asseoir ;
Souvent, au fond du parc‖ mystérieux et noirOù le prélude exquis‖ du rossignol expire,Un chant de voix qui tremble‖ et de luth qui soupirePassait et s’éteignait,‖ triste et pur, dans le soir.
Et la Dame, oubliant‖ ses compagnons célèbres,Rêvait et vers le son‖ mourant dans les ténèbresQuelquefois soupirait‖ comme vers un absent.
Merci, car vous de même,‖ en une de ces fêtes,Princesse, où vous charmiez‖ artistes et poètes,Vous avez écouté‖ la chanson du Passant.
1869.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a voir / s’asseoir masculineb sourire / lyre fémininea noir / soir masculineb expire / soupire fémininec célèbres / ténèbres féminined absent / Passant masculinee fêtes / poètes féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes de François Coppée, Paris, Alphonse Lemerre, 1925· numérisation poesies.net· Sources