Sonnets intimes et Poèmes inédits, 1925· Deuxième partie
A mademoiselle Jane Sabatery
J’ai quitté la mère patriePour voir, par un minuit bien clair,Le ciel refléter dans la merSa merveilleuse orfèvrerie.
Hélas ! aux côtes d’Algérie,Règne un impitoyable hiver.Les nuits sont du noir de l’enfer ;Aucune n’est d’astres fleurie.
Mais, mon enfant, votre beautéEst comme un firmament d’étéÉtincelant, pur et sans voiles ;
Et, si sombres que soient les cieux,Le Poète, admirant vos yeux,Ne regrette plus les étoiles.
19 janvier 1891.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a patrie / orfèvrerie féminineb clair / mer masculinea d’Algérie / fleurie féminineb hiver / l’enfer masculinec beauté / d’été masculined voiles / étoiles fémininee cieux / yeux masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes de François Coppée, Paris, Alphonse Lemerre, 1925· numérisation poesies.net· Sources