Sonnets intimes et Poèmes inédits, 1925· Deuxième partie
Aux félibres
QUI M’ONT SALUÉ DE LEURS VERS PENDANT MON SÉJOUR EN PROVENCE
Souffrant, j’étais venu‖ sur le doux littoral,Frileux, je me chauffais‖ au soleil de Provence,Lorsque — joie et fierté !‖ — sur mon chemin s’avanceLe Félibrige avec‖ son chef, le grand Mistral.
A moi, l’humble rimeur,‖ à peine leur égal,Ils offrent leurs beaux vers‖ comme une redevance.Leur fraîche poésie‖ est une eau de Jouvence.Je m’y baigne et j’en sors‖ guéri. Je n’ai plus mal.
A mon départ, — il faut‖ que tout bon temps finisse, —Je ne comptais cueillir,‖ sur la côte de Nice,Qu’un bouquet tôt flétri‖ de ses roses d’hiver.
Chers félibres, merci !‖ car de vos nuits sans voilesEt de leurs astres d’or‖ reflétés dans la merJ’emporte, grâce à vous,‖ une gerbe d’étoiles.
29 janvier 1893.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a littoral / Mistral masculineb Provence / s’avance fémininea égal / mal masculineb redevance / Jouvence fémininec finisse / Nice féminined d’hiver / mer masculinee voiles / d’étoiles féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes de François Coppée, Paris, Alphonse Lemerre, 1925· numérisation poesies.net· Sources