Poésie de Charles coran, 1887· Symbolique rimée
IX. « Le temps, qui détruit le mensonge »
Le temps, qui détruit le mensonge,Sur le vrai greffe et le prolonge ;Il bannit des traditionsLes chimériques fictions,En conservant les découvertesA de nouveaux efforts ouvertes.Affirmons donc que l’avenirAux Hellènes doit revenir.Si l’homme blanc semble sur terreL’imprescriptible mandataire,Dans l’art humain l’idéal grecL’est aussi, malgré son échec ;En vain sa dogmatique est morte,Ses lois restent ; la foi, — qu’importe,Si la loi suit l’Ordre éternel.D’accord avec l’art naturel !Quiconque ailleurs qu’à cette écoleVoudra formuler un symbole,Tombera de Christ en Baal.« Athènes, sauvez-nous du mal ! »Toi, n’adjure que ses exemples :Vois ses figures et ses temples,Simulacres cicatrisés,Frises et chapiteaux brisés,Tout d’eux dans nos palais s’encastre ;Ils survivent à leur désastre,Au transformisme toujours prêts. —Léguons-leur le futur progrès.
28 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources