Poésie de Charles coran, 1887· Les familiales A la mémoire De mon vaillant et regrette gendre Léon Godard
VI. Merci
Janvier 1863.
Vanter tes yeux et ta tournureFerait d’un père un sot rimeur ;Ce qui me plaît dans ta natureTient tout entier à ton humeur.
En ton être, ce que j’adore,C’est ta façon d’aller au bienSans embarras ni métaphore,Donnant beaucoup, n’en disant rien.
Fille qui m’as coûté ta mère,Par des bienfaits tu me la rends ;Pour réparer la perte amère,J’ai deviné quel soin tu prends.
Qu’à t’élever la vie est douce !Tu m’enjolives ses sentiers ;Je crois marcher sur de la mousseSous une voûte d’églantiers.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources