Les amours jaunes, 1873· Les amours jaunes
Bonne fortune et fortune
Odor della feminita
Moi, je fais mon trottoir,‖ quand la nature est belle,Pour la passante qui,‖ d’un petit air vainqueur,Voudra bien crocheter,‖ du bout de son ombrelle,Un clin de ma prunelle‖ ou la peau de mon cœur…
Et je me crois content —‖ pas trop ! — mais il faut vivre :Pour promener un peu‖ sa faim, le gueux s’enivre…
Un beau jour — quel métier !‖ — je faisais, comme ça,Ma croisière. — Métier !‖… — Enfin, Elle passa— Elle qui ? — La Passante !‖ Elle, avec son ombrelle !Vrai valet de bourreau,‖ je la frôlai … — mais Elle
Me regarda tout bas,‖ souriant en dessous,Et … me tendit sa main, et …m’a donné deux sous.
Rue des Martyrs.
Versification
- Forme
- Quatrains
- Rimes
- 1(abab) 2(aa) 1(aabb)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quatrains, 2 distiques
- Mots à la rime
- a belle / ombrelle féminine, classiqueb vainqueur / cœur masculine, classiquea vivre / s’enivre féminine, classiquea ça / passa masculine, classiqueb ombrelle / Elle féminine, classiquea dessous / et / sous masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Amours jaunes, Paris, LIBRAIRIE DU XIXe SIÈCLE ‒ GLADY FRÈRES, ÉDITEURS, 1873· numérisation Project Gutenberg· Sources