Les amours jaunes, 1873· Sérénade des sérénades
Litanie
Non … Mon cœur te sent là, Petite,Qui dors pour me laisser plus vitePasser ma nuit, si longue encor,Sur le pavé comme un rat mort…
— Dors. La berceuse litanieSérénade jamais finieSur Ta lèvre reste poserComme une haleine de baiser :
— « Nénuphar du ciel ! Blanche Étoile !Tour ivoirine ! Nef sans voile !Vesper, amoris Aurora ! »
Ah !je sais les répons mystiques,Pour le cantique des cantiquesQu’on chante … au Diable, Senora !
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- aabb ccdd eef ggf
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a Petite / vite féminine, classiqueb encor / mort masculine, non classiquec litanie / finie féminine, classiqued poser / baiser masculine, classiquee Étoile / voile féminine, classiquef Aurora / Senora masculine, classiqueg mystiques / cantiques féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Amours jaunes, Paris, LIBRAIRIE DU XIXe SIÈCLE ‒ GLADY FRÈRES, ÉDITEURS, 1873· numérisation Project Gutenberg· Sources