Les amours jaunes, 1873· Sérénade des sérénades
Portes et fenêtres
N’entends-tu pas ? — Sang et guitare ! —Réponds !… je damnerai plus fort.Nulle ne m’a laissé, Barbare,Aussi longtemps me crier mort !
Ni faire autant de purgatoire !…Tu ne vois ni n’entends mes pas,Ton œil est clos, la nuit est noire :Fais signe — Je ne verrai pas.
En enfer j’ai pavé ta rue.Tous les damnés sont en émoi…Trop incomparable Inconnue !Si tu n’es pas là … préviens-moi !
A damner je n’ai plus d’alcades,Je n’ai fait que me damner moi,En serinant mes sérénades…— Il ne reste à damner que Toi !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a guitare / Barbare féminine, classiqueb fort / mort masculine, classiquea purgatoire / noire féminine, classiqueb pas masculine, classiquea rue / Inconnue féminine, classiqueb émoi / préviens-moi masculine, classiquea d’alcades / sérénades féminine, classiqueb moi / Toi masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Amours jaunes, Paris, LIBRAIRIE DU XIXe SIÈCLE ‒ GLADY FRÈRES, ÉDITEURS, 1873· numérisation Project Gutenberg· Sources