Le collier de griffes, 1908· Visions
Novembre
Je te rencontre un soir d’automne,Un soir frais, rose et monotone.Dans le parc oublié, personne.
Toutes les chansons se sont tues :J’ai vu grelotter les statues,Sous tant de feuilles abattues.
Tu es perverse. Mais qu’importeLa complainte pauvre qu’apporteLe vent froid par-dessous la porte.
Fille d’automne tu t’étonnesDe mes paroles monotones…Il nous reste à vider les tonnes.
Versification
- Forme
- 4 tercets (tercets)
- Rimes
- 4(aaa)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 tercets
- Mots à la rime
- a d’automne / monotone / personne féminine, classiquea tues / statues / abattues féminine, classiquea qu’importe / qu’apporte / porte féminine, classiquea t’étonnes / monotones / tonnes féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le collier de griffes, Paris, P.-V. STOCK, ÉDITEUR, 1908· numérisation poesies.net· Sources