A maman, 1920· V A mes sœurs
A ma sœur Suzanne
Mieux que tous ses enfants‖ qui l’entouraient en fouleTe souvenant encor‖ de la chaleur de L’œuf,Tu savais la soigner,‖ ma sœur, ta vieille poule,Comme un petit poussin tout neuf
Pour elle, c’était toi‖ la mère de famille.Tu dorlotais ses maux‖ tendrement, tendrement,Et tu n’aimais pas plus‖ ton fils et tes deux fillesQue notre fragile maman
N’est-ce pas, maintenant‖ qu’ils nous l’ont emmenée,Maintenant qu’ils ont mis‖ en terre son cercueil,N’est-ce pas que tu crois,‖ dans ton cœur en grand deuil,Avoir perdu ta fille aînée ?
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab) 1(abba)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (9 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a foule / poule féminine, classiqueb L’œuf / neuf masculine, classiquea famille / filles féminine, non classiqueb tendrement / maman masculine, non classiquea emmenée / aînée féminine, classiqueb cercueil / deuil masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 1.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après A maman, Paris, LIBRAIRIE CHARPENTIER ET FASQUELLE, 1920· Sources