Ferveur, 1902· Fumées
Au soir
Le coucher violent‖ a fait une GomorrheDe la Ville érigée au loinSplendide et monstrueuse‖ et ne se doutant pointQue le feu du ciel la dévore.
Pour moi, contre la vitre‖ et devant ce couchantQui brûle mon temps et ma race,Dans l’horreur de la Ville‖ et de son bruit méchant,Voici que j’ai voilé ma face,
Ayant compris le sens‖ de ce beau soir d’étéTombé parmi tant de scandaleEt qui semble venger‖ la souffrance claustraleDe mon intime piété.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba) 1(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (6 de 8, 6 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a Gomorrhe / dévore féminineb loin / point masculinea couchant / méchant masculineb race / face fémininea d’été / piété masculineb scandale / claustrale féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources