Ferveur, 1902· Poèmes terrestres
Chutes
Je regarde en rêvant‖ les marronniers rameux :Les bourgeons ont crevé,‖ les feuilles sont sorties…O ! les arbres en or‖ aux chutes amortiesDans la calamité‖ de l’automne orageux !
Il semble que jamais‖ ne reviendra Novembre,Et pourtant, marronniers !‖ quand vos bras fleuriront,Le vent chaud jettera‖ vos fleurs jusqu’à ma chambreEt ce sera déjà‖ comme une allusion…
Versification
- Forme
- 2 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 1(abba) 1(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a rameux / orageux masculineb sorties / amorties fémininea Novembre / chambre féminineb fleuriront / allusion masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources