Ferveur, 1902· Poèmes terrestres
Deuxième Décembrale
Le jardin où la terre est morte,Sur la rougeur vive des soirsPour moi seule accuse l’eau-forteDe ses légers branchages noirs ;
Cadre de mon âme profondeQui s’apprête à boire la nuit,A l’heure où la lune, sans bruit,Au prochain arbre, et toute ronde,Revient se pendre comme un fruit …
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abab) 1(abbab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 1 quatrain, 1 quintil
- Mots à la rime
- a morte / l’eau-forte féminineb soirs / noirs masculinea profonde / ronde féminineb nuit / bruit / fruit masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
9 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources