Ferveur, 1902· Fumées
L’ample ville…
L’ample ville reçoit‖ l’averse folle au loin,Sous l’agitation‖ du ciel et des fumées.
Je poserai mon front‖ aux vitres dans un coin,Et je tapoterai‖ de mes mains bien-aimées.
Il pleuvra sur des gens‖ et sur des toits, là-bas ;Mais la chambre sera‖ fleurie et toute claire ;
Il pleuvra durement‖ sur des gens qui n’ont pasDe logis pour rentrer‖ chez eux, sur la misère ;
Mais parmi ce gros temps‖ où plongent mes yeux las,Luiront mieux leurs couleurs,‖ sur la vitre bleuâtre,
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1[abab] 1[ababa] 1[aa]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a loin / coin masculineb fumées / bien-aimées fémininea là-bas / pas / las masculineb claire / misère fémininea bleuâtre / Cléopâtre féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
11 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources