Ferveur, 1902· Fumées
« Mon anxiété va sans cesse vers la Ville »
Mon anxiété va‖ sans cesse vers la Ville…
Avec mes deux yeux las‖ trépassés de paresse,Je la regarde au loin‖ parmi ses brumes pâlesEt, sur la vitre où mon‖ désœuvrement se dresse,Je raisonne au travers‖ de mes bagues royales.
Mais je ne sais pourquoi,‖ dans le chien et loup triste,Derrière cette vitre‖ où mon haleine marque,Je m’assombris avec‖ cette âme d’anarchiste,Sourdement, à travers‖ ces dix doigts de monarque,
Ni pourquoi crient si fort‖ vers mon aise inutile,Par delà la fenêtre‖ étroite de ma joie,Ceux qui n’en peuvent plus,‖ par centaines de mille,Ni pourquoi, hors ce cœur‖ profond qui s’apitoie,
Versification
- Forme
- Rondel
- Rimes
- None
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- 1 paresse / dresse féminine2 pâles / royales féminine3 triste / d’anarchiste féminine4 marque / monarque féminine5 inutile / mille féminine6 joie / s’apitoie féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources