Ferveur, 1902· Regards
Notre-dame
Par le triple arceau gris‖ de ses porches tentants,La cathédrale sombre‖ et mangeuse de racesA vu le pas terrible‖ et grave de mon tempsS’avancer au pays‖ sublime des rosaces.
La pierre et l’ombre‖ géniale‖ et la couleurQue brûle sourdement‖ l’éternelle lumière,Continuaient, depuis‖ des siècles, leur prière,Dans le calme gothique‖ et sa blanche hauteur
Où nos sens écrasé‖ écoutaient l’hymne immense,Surnaturel, léger,‖ dur, architecturalQui tombait, du plus haut‖ des orgues du silence,Parmi les coins obscurs‖ et le vide inégal…
Te Deum pour la pierre‖ et le verre ! Mon âmeEst un grand ange au vol‖ qui rôde dans tes murs,Abîme des passés‖ et gouffre des futurs,O vénérable !‖ ô fabuleuse !‖ ô Notre-Dame !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2{1(abab) 1(abba)}
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a tentants / temps masculineb races / rosaces fémininea couleur / hauteur masculineb lumière / prière fémininea immense / silence féminineb architectural / inégal masculinea âme / Notre-Dame féminineb murs / futurs masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources