Ferveur, 1902· Poèmes terrestres
On va vivre !…
On va vivre ! Voici‖ revenir les bien-êtres :La liberté du chaud‖ parmi les jardins verts,L’aise des fins habits‖ et des logis ouverts,Et notre humanité‖ s’accoudant aux fenêtres.
Les oiseuses maisons‖ mêmes auront fleuri,Ainsi que les jardins‖ noueux : fleurs des visagesComposant le bouquet‖ ironique des âges,De la vieille qui branle‖ à l’enfançon qui rit.
Pour nous, dans la tiédeur‖ des Rameaux et des Pâques,Nous aimons voir darder‖ ses feuilles l’arbre noir,Comme aussi nous aimons,‖ le long des maisons, voirFigurer ces profils‖ sur les vitres opaques.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a bien-êtres / fenêtres féminineb verts / ouverts masculinea fleuri / rit masculineb visages / âges fémininea Pâques / opaques féminineb noir / voir masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources