Ferveur, 1902· L’âme des choses
Veilleuse
La nuit tombante est pure‖ et douce, comme une âmeQui s’endort balancée‖ aux arbres du dehors ;Et toi tu t’assoupis‖ aussi d’âme et de corpsAu creux des oreillers‖ où ton bien-être pâme.
Mais, demi-jour dans la‖ demi-obscurité,La veilleuse au plafond‖ brûle pour que tu dormesParmi le ballet noir‖ des revenants informesQue crée, au long des murs,‖ son rayon écourté,
Afin qu’en dilatant‖ tes grands yeux taciturnes,Si quelque réveil brusque‖ en sursaut vient t’asseoir,Tu puisses terminer‖ ton rêve étrange, à voirCes apparitions‖ de tes heures nocturnes.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a âme / pâme féminineb dehors / corps masculinea demi-obscurité / écourté masculineb dormes / informes fémininea taciturnes / nocturnes féminineb t’asseoir / voir masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources