Horizons, 1905· △
Apostrophe
Solitude et repos‖ du songe taciturne,Voici le soir, voici‖ la mort lente du bruit,Et je m’assieds parmi‖ la verdure nocturneOù le ciel étoile cligne et‖ doucement luit.
Les heures passent sur les heuresContre des roses d’ombre‖ et leur humidité ;Dans la paix odorante‖ et l’oubli des demeures,Je sens autour de moi‖ flotter l’immensitéDes ténèbres extérieures…
— Toi qui te meurs de soif‖ de cette nuit d’étéScintillante à travers‖ le tilleul et l’érable,Je t’adore à jamais,‖ innomable, innomable !O mon âme immortelle,‖ ô mon Éternité !
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abab) 1(ababa) 1(abba)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (11 de 12, 2 de 8)· profil 8, 6=6
- Strophes
- 2 quatrains, 1 quintil
- Mots à la rime
- a taciturne / nocturne féminineb bruit / luit masculinea heures / demeures / extérieures féminineb humidité / l’immensité masculinea d’été / Éternité masculineb l’érable / innomable féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Horizons, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1905· Sources