Horizons, 1905· Tendresses
La consolation
Je t’apporte en pleurant‖ mon âme de ce soir :On l’a blessée ! On l’a blessée !…
Toi qui m’aimes, berce-moi contre toi,Berce-moi, peureuse et tassée,Et, sur ta large épaule‖ où je me sens si bien,Garde-moi sans me dire rien.
Il fait bon contre toi‖ quand je souffre… Ah qu’importeQue je souffre ! Ou plutôt,‖ tant mieux ! Ta douce et forteEt si chaude poitrine‖ en est meilleure encore,
Car voici qu’alanguie‖ et toute morteDe tendresse, mon âme‖ amère s’y endortComme un petit enfant‖ sur le bras qui le porte
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 2[abab] 2[aa]
- Mètre
- Vers de 12, 8 et 10 syllabes (7 de 12, 3 de 8, 2 de 10)· profil 8, 6+6, 4÷6
- Mots à la rime
- a soir / toi masculineb blessée / tassée fémininea bien / rien masculinea qu’importe / forte fémininea encore / endort féminineb morte / porte féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Horizons, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1905· Sources