Horizons, 1905· Le long des jardins et de l’eau
Soleil
Le poing fermé contre la boucheLe coude à mes genoux pliés,Je vois le soleil, qui se coucheDans les jambes des peupliers.
Descendant les pourpres étagesDu ciel orageux, i l s’en va,Éternel comme JéhovahAssis et seul sur les nuages.
Et, ce soir, mes instincts innésOnt adoré sa face claire,Et, plein mon âme séculaire,Des peuples se sont prosternés.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abab) 2(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a bouche / couche féminineb pliés / peupliers masculinea étages / nuages féminineb va / Jéhovah masculinea innés / prosternés masculineb claire / séculaire féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Horizons, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1905· Sources