La figure de proue, 1908· Barbaresques
Conteur arabe
J’aime, en Alger, devant‖ la mer, cette Kasbah,Son quartier culotté‖ comme une vieille pipeEt son conteur traînant‖ une sublime nippeOù l’Islam ancien‖ subsiste et se débat.
Il parle. Pas un seul,‖ parmi la foule blancheQui l’écoute, avec de‖ grands yeux, assise en rond,N’aperçoit la beauté‖ de sa main sur sa hancheNi l’éclair fugitif‖ qui traverse son front.
Mais dans son grave calme‖ ou dans sa frénésieLa race, se trouvant‖ chez soi, se sent si bienQue parfois tel Arabe‖ en loques qui n’a rien,Tend ses pauvres deux sous‖ à cette poésie.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba) 1(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a Kasbah / débat masculineb pipe / nippe fémininea blanche / hanche féminineb rond / front masculinea frénésie / poésie féminineb bien / rien masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Figure de Proue, Paris, Fasquelle, 1908· numérisation archive.org· Sources