La figure de proue, 1908· En Kroumirie
Crépusculaire
Le jour s’en va. Monte ta bête !Le plateau s’ouvre au bout‖ du chemin malaisé…Dans l’obscurcissement‖ de la nuit qui s’apprêteLes lacs lointains sont‖ des coupes de lait.Est-ce le feu dans la forêt ?Le plateau s’ouvre au bout‖ du chemin malaisé…Monte ! Tu pâliras‖ en détournant la tête,Devant le déploiement‖ du couchant biaisé.Qui donc glorifiera‖ le ciel de sa blessure ?De ton silence ou de ton chantSeras-tu triomphale ou sombre ?Vas-tu t’attarder‖ debout sur ton ombre ?Qui donc glorifiera‖ le ciel de sa blessure ?Ah ! dis ! que tes talons‖ éventrent ta monture,Et puisses-tu, saignant,‖ écumant, trébuchant.Bondir des quatre pieds‖ au travers du couchant
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Vers de 12, 8 et 10 syllabes (10 de 12, 4 de 8, 2 de 10)· profil 8, 6+6, 5+5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Figure de Proue, Paris, Fasquelle, 1908· numérisation archive.org· Sources