La figure de proue, 1908· En Kroumirie
Effusion
Puis-je savoir combien‖ je t’aime, blonde automneQui fais battre mon cœur si fort ?Faudra-t-il que toujours,‖ me ravisse et m’étonneLe retour de ta lente‖ et magnifique mort ?
Te voici donc ! Je cours‖ à toi tout éperdueDe t’adorer comme quelqu’un,De t’avoir reconnue‖ à ton fatal parfumComme une amie absente‖ et qu’on croyait perdue.
O chère ! Je voudrais‖ te prendre sur mon Cœur,Et ne puis, sur ma bouche douce.Que coller cette feuille‖ ardente, rouge et rousse,Aussi belle, ou, plutôt,‖ plus belle qu’une fleur.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abab) 2(abba)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (9 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a automne / m’étonne féminineb fort / mort masculinea éperdue / perdue féminineb quelqu’un / parfum masculinea Cœur / fleur masculineb douce / rousse féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Figure de Proue, Paris, Fasquelle, 1908· numérisation archive.org· Sources