La figure de proue, 1908· Poèmes oranais et kabyles
Visages
Nous avons admiré‖ la campagne infinieEt les monts bien boisés‖ de la riche Oranie.
Nous avons fréquenté‖ sa ville capitaleSur laquelle la mer‖ indolente s’étale.
Tout le pays vivait‖ dans l’abondance et l’aise,Comme, en terre d’Afrique,‖ une belle Française.
Mais nous savions comment‖ la province s’ensableVers le Sud, dans l’horreur‖ du soleil implacable.
Et que la vie y garde‖ encore le visageD’une Bédouine âpre,‖ efflanquée et sauvage.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 5(aa)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 5 distiques
- Mots à la rime
- a infinie / Oranie fémininea capitale / s’étale fémininea l’aise / Française fémininea s’ensable / implacable fémininea visage / sauvage féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Figure de Proue, Paris, Fasquelle, 1908· numérisation archive.org· Sources