Les sept douleurs d’octobre, 1930· VIII Bonheurs
A ceux qui l’aiment
La musique, nous l’aimons, oui.Avec le meilleur de nous-même,Et, dans un frisson inouï,Tout notre être répond : « Je t’aime ! »
Refuge de nos cœurs amers,Dès qu’elle parle, la musique,Une onde subtile et physiqueVient toucher le bout de nos nerfs.
Plus abstraite que la pensée,Plus charnelle que le baiser,Musique, ô trouble inapaiséJusqu’au fond de l’âme forcée
Tout ce que nous avons vouluTient dans ta voix qui chante et gronde…‒ Musique, ô musique, salut,Commencement de l’autre monde !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 2(abab) 2(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a oui / inouï masculine, classiqueb nous-même / t’aime féminine, classiquea amers / nerfs masculine, classiqueb musique / physique féminine, classiquea pensée / forcée féminine, classiqueb baiser / inapaisé masculine, non classiquea voulu / salut masculine, non classiqueb gronde / monde féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 1.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Sept douleurs d’Octobre, Paris, J. Ferenczi et fils, éditeurs, 1930· numérisation poesies.net· Sources