Les sept douleurs d’octobre, 1930· VII L’angoisse
Non credo
C’est à toi, noire mort‖ des matérialistesQue vont mes souhaits de ce soir.C’est toi que je voudrais‖ pour fermer mes yeux tristes,Faire cesser mon désespoir.
Si je savais qu’au creux‖ de lai fosse profondeIl n’est plus rien que du néant,Si la lourde descente‖ au fond du trou béantÉtait pour moi la fin du monde,
Peut-être cette foi‖ qui vaut l’autre, après tout,Me redonnerait-elle envieDe copier autrui,‖ de vivre cette vieTelle qu’elle est, et jusqu’au bout.
Mais ceci ni cela‖ pour moi ne sont croyance.Je ne sais pas ce qu’on me veut.Être une athée ! Ou bien‖ avoir l’outrecuidance,Comme d’autres, de croire en Dieu !
On n’aura jamais su,‖ personne ni moi-même,Pourquoi ce courage que j’ai,Pourquoi je vis, pourquoi‖ ma bataille suprême,Ayant ce cœur découragé.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 3(abab) 2(abba)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (10 de 8, 10 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a matérialistes / tristes féminine, classiqueb soir / désespoir masculine, classiquea profonde / monde féminine, classiqueb néant / béant masculine, classiquea tout / bout masculine, classiqueb envie / vie féminine, classiquea croyance / l’outrecuidance féminine, classiqueb veut / Dieu masculine, non classiquea moi-même / suprême féminine, classiqueb j’ai / découragé masculine, équivalente
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Sept douleurs d’Octobre, Paris, J. Ferenczi et fils, éditeurs, 1930· numérisation poesies.net· Sources