Les sept douleurs d’octobre, 1930· III Mai, joli mai !
Oubli
Que j’aime oublier les humainsPar les chemins,Au hasard de ma bicycletteFluette,Et revenir des fleurs aux mains !
Le mois de mai, cette merveille,Tend sa corbeille.Jacinthes, fleurs des pommiers fous,Coucous,Je suis ivre comme une abeille !
Abolis les rêves pesants !J’ai quatorze ans !Je ne suis ni garçon ni fille.Gentille,Je longe les prés paysans.
Il fait beau. La lumière danse.O joie immense !A peine, par les chemins creux,Ombreux,A peine, vraiment, si je pense.
Versification
- Forme
- 4 quintils (quintils)
- Rimes
- 4(aabba)
- Mètre
- Vers de 8, 2 et 4 syllabes (12 de 8, 4 de 2, 4 de 4)· profil 8, 4, 2
- Strophes
- 4 quintils
- Mots à la rime
- a humains / chemins / mains masculine, classiqueb bicyclette / Fluette féminine, classiquea merveille / corbeille / abeille féminine, classiqueb fous / Coucous masculine, classiquea pesants / ans / paysans masculine, classiqueb fille / Gentille féminine, classiquea danse / immense / pense féminine, classiqueb creux / Ombreux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Sept douleurs d’Octobre, Paris, J. Ferenczi et fils, éditeurs, 1930· numérisation poesies.net· Sources