Les sept douleurs d’octobre, 1930· III Mai, joli mai !
Pâques fleuries
I
Pâquerettes, gouttes de lait,Et vous, touffes de primevères,Le long des prés restés sévèresVous charmez l’avril aigrelet.
Aucun bourgeon encore n’ose,Aucun oiseau ne sait encor.Les arbres semblent de bois mort,Pas une aubépine n’est rose.
Mais, dans ce printemps sans couleurs,De-ci, de-là, pesantes branches,Poiriers et cerisiers en fleursBalancent des chapelles blanches.
II
Avril ! L’herbage est étonnéDes petites fleurs qu’il a faites.O primevères, violettes,O sourire de nouveau-né !
Tout est en suspens, tout hésite.Qu’arrive-t-il donc, maintenant ?Qu’est-ce donc que ce revenantDélicieux qui nous visite ?
L’hiver est-il vraiment fini ?Ce n’est peut-être qu’une histoire ?Cependant il faut bien le croire :Voici trois œufs bleus dans un nid.
Versification
- Forme
- Quatrains
- Rimes
- 5(abba) 1(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a lait / aigrelet masculine, classiqueb primevères / sévères féminine, classiquea n’ose / rose féminine, classiqueb encor / mort masculine, non classiquea couleurs / fleurs masculine, classiqueb branches / blanches féminine, classiquea étonné / nouveau-né masculine, classiqueb faites / violettes féminine, classiquea hésite / visite féminine, classiqueb maintenant / revenant masculine, classiquea fini / nid masculine, non classiqueb histoire / croire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.2· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
24 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Sept douleurs d’Octobre, Paris, J. Ferenczi et fils, éditeurs, 1930· numérisation poesies.net· Sources