Les sept douleurs d’octobre, 1930· VII L’angoisse
Un dimanche
Je suis maintenant hors la vie.Les humains ne m’amusent plus.Tant d’ivresse fut donc suiviePar ce destin de vieux reclus ?
Ceux qui me voient pimpante et bonneSe douteraient-ils de cela ?Dans un couvent je serais nonneSi je croyais à l’au-delà.
Sur cette terre je m’ennuieEt me distrais comme je peux.Art, musique, écriture… et mieux :Arbres, vent, mer, soleil et pluie.
L’âge mûr tout doucement vient,Austère lendemain de fête.Il me reste d’être un poète,Sans quoi je ne serais plus rien.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 2(abab) 2(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a vie / suivie féminine, classiqueb plus / reclus masculine, classiquea bonne / nonne féminine, classiqueb cela / l’au-delà masculine, classiquea m’ennuie / pluie féminine, classiqueb peux / mieux masculine, classiquea vient / rien masculine, non classiqueb fête / poète féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Sept douleurs d’Octobre, Paris, J. Ferenczi et fils, éditeurs, 1930· numérisation poesies.net· Sources