Mort et printemps, 1932
Arrivée
Dans la fente de mes rideauxJe vois remuer des étoiles.L’estuaire est plein de bateauxQui s’en vont sous leurs quatre voiles.
Je suis seule au coin de mon feu.Printemps, campagne, grandes bûches.Le silence est chargé d’embûchesEt tel qu’il m’étourdit un peu.
Et cependant Paris existeAu loin, et son immense bruit.A Paris, mon Dieu, que c’est tristeDe n’être pas seul dans la nuit !
J’évoque, et mon front dans mes paumesEst lourd de rêves enchanteurs,Les maisons à radiateursQui sont sans rêves ni fantômes.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2{1(abab) 1(abba)}
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a rideaux / bateaux masculine, classiqueb étoiles / voiles féminine, classiquea feu / peu masculine, classiqueb bûches / d’embûches féminine, classiquea existe / triste féminine, classiqueb bruit / nuit masculine, classiquea paumes / fantômes féminine, classiqueb enchanteurs / radiateurs masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mort et printemps, Paris, Albert Messein, 1932· numérisation poesies.net· Sources