Mort et printemps, 1932
La cathédrale de Strasbourg
Dehors la tour, et sa jumelleRestée un rêve de la foi,Tour invisible mais qu’on voitA côté de l’autre, aussi belle ;
Château de la Vierge, sculptéPar cent mille mains en poussière,Grand cri de la mysticitéPour toujours figé dans la pierre ;
Rouge d’un éternel couchant,La cathédrale étend don ombreEt chante son suprême chantParmi la ville claire et sombre.
Dedans, la ténèbre est en feuPar cent fenêtres lumineuses,Il pleut des pierres lumineuses.L’obscurité murmure : « Dieu ! »
O cathédrale sans pareille,Témoin de siècles flamboyants,Salut à toi, vieille merveilleQui refais de nous des croyants !
Versification
- Forme
- 5 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 2(abba) 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a jumelle / belle féminine, classiqueb foi / voit masculine, non classiquea sculpté / mysticité masculine, classiqueb poussière / pierre féminine, classiquea couchant / chant masculine, classiqueb ombre / sombre féminine, classiquea feu / Dieu masculine, classiqueb lumineuses féminine, classiquea pareille / merveille féminine, classiqueb flamboyants / croyants masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.8· écart moyen à la rime classique 0.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mort et printemps, Paris, Albert Messein, 1932· numérisation poesies.net· Sources