Mort et printemps, 1932
La route
Mon âge mûr rejoint‖ ma rose adolescenceSans faire nul effort,‖ mère triste qui vaRetrouver dans l’Hier‖ la fillette qu’elle a,Que toujours elle aima‖ malgré la longue absence.
Mon âge mûr aussi,‖ dans l’avenir trop sûr,Va visiter au loin‖ ma vieillesse, grand’mèreQu’il faut bien consoler‖ d’être la vieille amèreA qui la longue vie‖ a fait ce regard dur.
Nous voici toutes trois‖ en moi qui ne suis qu’une,Et nous nous en allons‖ en nous tenant la main,D’un pas qui traîne, vers‖ l’identique infortuneDe dormir dans la terre‖ un éternel demain.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba) 1(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a adolescence / absence féminine, classiqueb va / a masculine, classiquea sûr / dur masculine, classiqueb grand’mère / amère féminine, classiquea qu’une / infortune féminine, classiqueb main / demain masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mort et printemps, Paris, Albert Messein, 1932· numérisation poesies.net· Sources