Mort et printemps, 1932
Le grimoire
L’invisible accumule‖ autour de ma présenceUn indicible va et vient.Tout est naturel, je sais bien.Le mot mystère est fait‖ de notre outrecuidance.
Les soleils qui tournoient‖ par grappes dans l’éther,Comme dans mon sang les globules,Ces mondes où l’esprit se perd,Et nous, nos vérités,‖ nos phrases ridicules…
Il faut passer le temps.‖ Nous sommes d’ici-bas.Ayons le courage de vivre.Bientôt se fermera le livreÉcrit dans un parler‖ que l’on ne comprend pas.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba) 1(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (6 de 8, 6 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a présence / outrecuidance féminine, classiqueb vient / bien masculine, non classiquea l’éther / perd masculine, non classiqueb globules / ridicules féminine, classiquea d’ici-bas / pas masculine, classiqueb vivre / livre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 1.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mort et printemps, Paris, Albert Messein, 1932· numérisation poesies.net· Sources