Mort et printemps, 1932
Mai
Le mois de mai, comme je l’aimeAvec ses feuilles en satin !Jusqu’au soir, l’après-midi mêmeReste aussi frais que le matin.
C’est le départ pour la merveille.Le cœur palpite, l’âme court.Et se dire que chaque jourEst un jour plus long que la veille !
Se dire qu’aux rosiers il estDes roses pas encore nées,Que, dans les branches effrénées,La sève monte comme un lait !
La terre, enceinte de semence,Va faire d’autres fleurs encor.O mai ! Le monde recommenceTout comme si rien n’était mort.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 2(abab) 2(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a l’aime / même féminine, classiqueb satin / matin masculine, classiquea merveille / veille féminine, classiqueb court / jour masculine, non classiquea est / lait masculine, classiqueb nées / effrénées féminine, classiquea semence / recommence féminine, classiqueb encor / mort masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 1.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mort et printemps, Paris, Albert Messein, 1932· numérisation poesies.net· Sources