Mort et printemps, 1932
Ombre
Une aubépine est là. c’est elle,Je le sais quoique tout soit noir ;Car, si je ne peux pas la voir,Son petit parfum la révèle.
Monte-t-elle haut dans le ciel ?Est-elle blanche, est-elle rose ?Elle est — voici la seule choseQue je devine — et sent le miel.
Je vais. La nuit de velours sombreM’ensevelit dans sa beauté.Et je goûte, ombre à travers l’ombre,Cette divine cécité.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba) 1(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a elle / révèle féminine, classiqueb noir / voir masculine, classiquea ciel / miel masculine, classiqueb rose / chose féminine, classiquea sombre / l’ombre féminine, classiqueb beauté / cécité masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mort et printemps, Paris, Albert Messein, 1932· numérisation poesies.net· Sources