Nos Secrètes Amours, 1902‑1905
En secret
Ton baiser, sa douceur‖ terrible, tout l’émoiDe ton corps qui fuit et qui cèdeSi profondément me possèdeQu’en te quittant, je sens‖ ta forme vivre en moi.
C’est elle qui se berce‖ à mes étroites hanches,Qui gonfle mon torse ambigu,Qui luit à mon orteil aigu,Arrondit mes genoux‖ et creuse mes mains blanches.
Et j’aime porter à mon front rougissantL’inquiétude et l’insolenceDe me souvenir en silenceSans qu’on puisse savoir‖ que je t’ai dans le sang.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (6 de 8, 5 de 12, 1 de 11)· profil 8, 6+6, (11)
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a l’émoi / moi masculineb cède / possède fémininea hanches / blanches féminineb ambigu / aigu masculinea rougissant / sang masculineb l’insolence / silence féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Nos Secrètes Amours, Cassaniouze, ErosOnyx, 2018· Sources