Nos Secrètes Amours, 1902‑1905
L’absence
La force de mes bras‖ cherche encore ton corps,Et je me nourris d’ombre‖ et de béatitude,Car l’absence te rend‖ douce comme la mort,Comme le songe, le‖ passé, la solitude.
Serais-tu là ce soir‖ comme je le voudrais,— Moi qui pense de loin‖ pouvoir te prendre toute, —Que nos cœurs se tairaient‖ profondément, sans doute,Ne pouvant se comprendre‖ et se parler de près.
Et je pleure d’effroi‖ devant cette impuissanceOù sombrent tout effort‖ et tout désir humains,Sachant bien que, tenir‖ tes deux mains dans mes mains,Est moins proche de mon‖ bonheur que ton absence…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abab) 2(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a corps / mort masculineb béatitude / solitude fémininea voudrais / près masculineb toute / doute fémininea impuissance / absence féminineb humains / mains masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Nos Secrètes Amours, Cassaniouze, ErosOnyx, 2018· Sources