Nos Secrètes Amours, 1902‑1905
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Quand je te quitte au soir‖ avec le feu de forgeDe mon cœur qui flamboie‖ et bat dans le vent froid,Le goût de mes sanglots‖ me reste dans la gorge,Ta beauté toute nue‖ est encore sur moi.
Et l’horreur et l’effroi‖ de ma béatitudeOù l’orgueil fut vaincu‖ par la sensationEmportent furieusement‖ ma passionVers un rêve d’obscure‖ et dure solitude.
— Ah ! pouvoir m’en aller‖ par la rue et la nuitAvec mon seul cœur plein‖ du regret de ma joie,Ah ! m’en aller pressée‖ et ricanante, en proieA mon mal, sous un ciel‖ d’où la lune s’enfuit !
M’en aller, m’en aller,‖ noire comme une veuveEt violente et triste‖ à mourir, à mourir !Avec soudain le goût‖ sinistre de courir,Le long des ponts, vers l’eau‖ tentatrice du fleuve !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abab) 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a forge / gorge féminineb froid / moi masculinea béatitude / solitude féminineb sensation / passion masculinea nuit / s’enfuit masculineb joie / proie fémininea veuve / fleuve féminineb mourir / courir masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Nos Secrètes Amours, Cassaniouze, ErosOnyx, 2018· Sources