Occident, 1901· L’âme des rues
Brouillard
Lorsque, brume d’hiver,‖ ô brume qui t’étalesSur la ville et‖ ses silhouettes‖ colossales,La vie en toi est un‖ fantôme qui s’enfuit,Que perdent les clochers‖ leur pointe dans ta nuitOù, sans pourpre, un couchant‖ invisible défaille,Sur le fleuve apparaît,‖ joyau de ta grisaille,La lanterne subite,‖ unique d’un bateau,Laquelle, entre le ciel‖ triste et l’horreur de l’eau,Tout à coup pique aux yeux‖ son étrange point rougeQui bouge.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins et dissyllabes (9 de 12, 1 de 2)· profil 6=6, (2)
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a t’étales / colossales féminineb s’enfuit / nuit masculinea défaille / grisaille féminineb bateau / l’eau masculinea rouge / bouge féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources