Occident, 1901· L’encensoir
Buste
Ce marbre dormait, brut,‖ depuis l’antiquitéEt les temps étaient loin‖ des dieux et des érèbes,Qu’il attendait encore,‖ enfoui dans les glèbes,Qu’un maître en fît jaillir‖ quelque divinité.
Et les siècles, passant‖ sur lui, l’ont respectéAfin qu’un jour, livrée‖ à l’amour des éphèbes,Des mûrs et des vieillards‖ et dominant les plèbes,L’art y pétrifiât‖ pour toujours ta beauté.
Et le temps qui détruit‖ la splendeur des visagesPeut, sur ton effigie,‖ entasser tous ses âges :De même que la gloire‖ au socle des héros
L’hommage ira toujours,‖ ainsi qu’une corolleFleurir et caresser‖ cette chair de ParosOù demeure à jamais‖ ton sourire d’idole.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a l’antiquité / divinité masculineb érèbes / glèbes fémininea respecté / beauté masculineb éphèbes / plèbes fémininec visages / âges féminined héros / Paros masculinee corolle / d’idole féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources