Occident, 1901· Vespérales
Cloches d’automne
Des cloches pleurent dans la brume.Il pleut des feuilles d’or‖ qu’un rai furtif allume.Des cloches pleurent sans finirPour tout ce qui s’en va‖ sans jamais revenir.
Quelle agonie immense‖ et triste que l’automne !La mer entre les arbres lasMonte au loin sa marée‖ exacte et monotone,Mêlée au rythme de ce glas.
Demain les morts : demain‖ la fête de la tombe…Oh ! ce glas lugubre qui tombeA coups sourds dans mon cœur‖ solitaire et béant !Oh ! m’en aller ! Oh le néant !…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(aabb) 1(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (6 de 8, 6 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a brume / allume féminineb finir / revenir masculinea l’automne / monotone féminineb las / glas masculineb béant / néant masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources