Occident, 1901· En plein vent
Couchant
Des taches de couchant‖ tombent à travers boisComme des larmes d’or‖ sur les troncs ; et les voixD’eau claire des oiseaux‖ se taisent goutte à goutte,Cependant qu’un entend‖ s’éloigner sur la routeUn dernier pas humain,‖ un dernier bruit d’essieuxEt que, traînant encor‖ des cloches dans les cieuxComme des oraisons‖ lointaines et des plaintes,L’existence s’endort‖ au fond des demi-teintes…
O ! la dévotion‖ profonde, la grandeurDu rêve qui nous monte‖ alors du fond du cœur,Comme si notre soif‖ allait boire le monde,Ou comme si, perdant‖ pendant une secondeConscience du temps,‖ de l’espace, du lieu,Notre raison humaine‖ allait comprendre Dieu !
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 4((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique, 1 sizain
- Mots à la rime
- a bois / voix masculineb goutte / route fémininea d’essieux / cieux masculineb plaintes / demi-teintes fémininea grandeur / cœur masculineb monde / seconde fémininec lieu / Dieu masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources