Occident, 1901· L’âme des rues
Coup d’œil
J’ai regardé la ville‖ au loin de tous mes yeux,Lourde de dômes ronds,‖ lourde d’arcs orgueilleux,Légère de son trop de flèches,Crever le couchant rouge‖ avec ses pointes sèches.
De la pierre !… Le fleuve‖ en passant sous les pontsRedisait cette pierre‖ en ses fonds et tréfonds,Ah ! de la pierre, ah ! de la pierre !Toute la pierre, étau‖ géant et tumulaire,
Tombale ville, étau‖ des rêves qui s’enfuientDans les couchants avec‖ les regards qui s’ennuientDes enfances mélancoliques,Songeant des jardins verts‖ sous des ciels bucoliques !…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(aabb)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (9 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a yeux / orgueilleux masculineb flèches / sèches fémininea ponts / tréfonds masculineb pierre / tumulaire fémininea s’enfuient / s’ennuient féminineb mélancoliques / bucoliques féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources