Occident, 1901· L’âme et la mer
Je suis la Hanteuse…
Je suis la hanteuse des mers fatalesOù s’échevèlent‖ les couchers sanglants,Des mers basses ou hautes‖ ou étalesVers qui je crie‖ du profond de mes flancs.
Ma solitude‖ orageuse s’y mêleAu désert du‖ sable vierge de pasEt où, sans craindre‖ d’oreille, je hèleJe ne sais quel‖ être qui ne vient pas…
Oh, la mer ! la mer ! Toi‖ qui es une âme,Sois bonne à cette triste‖ au manteau noir,Et de toute ta voix‖ qui s’enfle et clame,Hurle ta berceuse à son désespoir !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4÷6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a fatales / étales féminineb sanglants / flancs masculinea mêle / hèle fémininea âme / clame féminineb noir / désespoir masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources