Occident, 1901· Vespérales
« Les beaux jours qui se meurent si tard »
Les beaux jours qui‖ se meurent si tardDans les couchants mélancoliques,Ah ! ces après‖-midi bucoliquesOù nous traînons notre regardEt notre pas et notre gesteEt notre contenance et le reste,La marionnette‖ et tout son fard !Les beaux jours qui‖ se meurent si tard,Ces beaux jours d’été,‖ toute leur joieEst pour les purs et simples cœurs,Pour les croyances‖ et les vigueurs ;Mais pas pour nous‖ que l’angoisse noie !
… Et parce qu’en‖ nous rien n’est pareilA cette fête‖ du beau soleil,La fleur si triste‖ de nos névrosesN’épousera jamais‖ la chair fraîche des roses.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abbaccddeffe) 1(aabb)
- Mètre
- Ennéasyllabes et octosyllabes (11 de 9, 4 de 8, 1 de 12)· profil 8, 4÷5, (6+6)
- Strophes
- 1 douzain, 1 quatrain
- Mots à la rime
- a tard / regard masculineb mélancoliques / bucoliques fémininec geste / reste féminined fard / tard masculinee joie / noie fémininef cœurs / vigueurs masculinea pareil / soleil masculineb névroses / roses féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources