Occident, 1901· Rondels
Les hiboux
Quand Minuit lentement tocsine,Les hiboux, ouvrant leurs yeux ronds,S’élancent du sein des vieux troncsVers la lune qui les fascine.
Avec leur sanglot qui lancineIls nous rendraient presque poltrons,Quand Minuit lentement tocsineLes hiboux ouvrant leurs yeux ronds !
Mais aux heures où se dessineUn rêve de mort sous les fronts,Qu’on aime entendre aux environsCe cri d’enfant qu’on assassine,Quand Minuit lentement tocsine !
Versification
- Forme
- Rondel classique (rondel)
- Rimes
- ABba abAB abbaA
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- A tocsine / fascine féminineB ronds / troncs masculinea lancine / tocsine féminineb poltrons / ronds masculinea dessine / assassine / tocsine féminineb fronts / environs masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources