Occident, 1901· L’encensoir
Mystérieusement
La lenteur de tes pas‖ que suivent les étoffes,Au sol jonché ramasse‖ une à une des fleursEt l’épode te montre‖ au bout des antistrophesDroite et debout, drapant‖ ta souplesse aux ampleursDe ta robe en qui meurt‖ toute une gamme bleueFraîche de tant de fleurs‖ dans les plis de sa queue.
Et les mille parfums‖ doucement en allésDe ces calices, vont‖ à ta gorge plénière,Vont à la nudité‖ de tes bras étalésS’unir à la senteur‖ de ta chair printanière ;Et le désir humain‖ qui rôde tout autourDe toi son rêve fou‖ d’enlacement faroucheConfie à chaque fleur‖ le baiser d’une boucheEt dans chaque parfum‖ met un aveu d’amour.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(ababcc) 1(ababcddc)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 sizain, 1 huitain
- Mots à la rime
- a étoffes / antistrophes féminineb fleurs / ampleurs masculinec bleue / queue fémininea allés / étalés masculineb plénière / printanière fémininec autour / d’amour masculined farouche / bouche féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources