Occident, 1901· En plein vent
Première automnale
Le soir tiède gémit‖ aux gorges des chats-huants,Du fond des bois fanés‖ où chaque arbre détaille,Sur un coin de couchant‖ resté, toute sa taille.
Un gouffre simulé‖ s’ouvre au fond des étangsOù le ciel à rebours‖ mire ses altitudes.Les chutes de l’automne‖ hantent les solitudes.
Or sur roux, roux sur jaune,‖ il pleur légèrement.Les marronniers y ont‖ joint leurs feuilles plus larges,Comme des éventails‖ intacts, le long des marges…
Mais parmi l’ombre, ainsi‖ qu’une bouche d’amant,S’offre au baiser qui passe‖ une dernière rose,Pour ta caresse humide‖ et doucement déclose.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 2[abba] 2[aa]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a chats-huants / étangs masculineb détaille / taille fémininea altitudes / solitudes fémininea légèrement / d’amant masculineb larges / marges fémininea rose / déclose féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources