Occident, 1901· Paroles I· Trilogie du parti a prendre
I. « Un jour, tu sentiras ton âme fiancée »
Un jour, tu sentiras‖ ton âme fiancéeAu grand, avec l’instinct‖ dès lors jamais ôtéD’aller se consoler‖ au sein de la beautéDe tout ce qui la fit‖ douloureuse et lassée.
Or, tu verras le monde‖ autour de toi ; pousséeCoude à coude, cohue‖ où la banalitéDomine, où l’implacable‖ et froise vanitéFinit par pervertir‖ toute haute pensée.
Alors tu rêveras‖ de quelque grand lointainTranquille, grave, pur‖ d’ambitions pareilles,Où fuir les yeux fermés,‖ les paumes aux oreilles,
Pour, heureux du Refuge‖ à tout jamais atteint,Y reposer ton cœur‖ et ton âme amoureuseDe calme, hors du bruit‖ de l’existence creuse.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abba abba cdd cee
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a fiancée / lassée féminineb ôté / beauté masculinea poussée / pensée féminineb banalité / vanité masculinec lointain / atteint masculined pareilles / oreilles fémininee amoureuse / creuse féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources